L'élection présidentielle bat en ce moment son plein et en écoutant ceux qui m'entourent une question m'est venue à l'esprit : le choix du candidat, de celui auquel nous accordons notre soutient et notre vote est-il le fruit d'une étude et d'une acception du programme d'un candidat ou alors est-il orienté par les sentiments que nous avons à l'égard de ce candidat ?
A cette question je pense qu'il faut voir en fonction des rapports des gens avec la politique. En effet, quelqu'un qui se voit très concerné par les affaires politiques de son pays, qui chaque jour prend connaissance des activités politiques notamment à travers la presse écrite, aura une plus grande connaissance des programmes et aspirations des candidats et orientera donc plus son choix en fonction de ces données. Comparons avec quelqu'un qui n'est pas particulièrement attiré par la politique, il suivra l'élection présidentielle avec la télévision et seul le journal du soir lui fera voir les différents candidats, alors il n'aura de vision des candidats que leur image télévisuelle et sera donc plus facilement orienté par le charisme et l'apparence d'un candidat. On peut certes nuancer cela en disant que lors d'une élection aussi majeur que l'élection présidentielle même ceux n'ayant pas pour habitude de s'intéresser aux affaires politiques peuvent aller se renseigner et étudier les propositions des candidats de manière plus profonde que ce que permet le simple journal du soir. Par contre je pense qu'il faut éviter de rapprocher cette façon de choisir le candidat avec une classe sociale. En effet, lorsque l'on écoute nombre de personnes de la classe prolétaire voir moyenne, beaucoup donnent l'impression de choisir leur candidat en fonction de son charisme et de l'image qu'il renvoie à la télévision et qu'ils n'ont que peu d'idées quant au programme des candidats sinon les idées les plus générales. Pourtant, on peut voir parmi les ouvriers beaucoup de citoyens engagés et connaissant très bien le programme de leur parti (notamment chez les gens allant chez les extrêmes comme le FN ou le FDG) et y adhérant donc non pas car l'image de son représentant leur est agréable (bien qu'il faille toutefois que le candidat présente un certain charisme). On peut comparer cela avec le fait que dans les classes dites supérieurs on peut trouver des personnes votant en fonction de ce que représente un président (combien de fois ais-je vu une personne se dire pour Sarkozy simplement car pour cette personne il défend les riches).
Il y a donc deux rapports aux candidats : son programme et ses idées d'une part et ce qu'il représente et ce qui émane de lui d'autre part. Il parait évident que pour réellement pouvoir choisir tel ou tel candidat il faut que celui-ci nous convienne dans ces deux rapports, seulement un manque d'information ou plutôt un rapport trop faible à ces information peut nous pousser à ne considérer qu'un de ces deux rapports.
On peut aussi évoquer le fait de choisir son candidat de manière à se placer dans une continuité, une tradition familiale. Ainsi, la liberté de choisir notre candidat ne serait pas totale car sous le joug de cette tradition, toutefois je pense que le phénomène de tradition familiale reste moins néfaste ou tout du moins moins trompeur que la négligence du programme d'un candidat. En effet, voter par tradition familiale veut dire qu'on est dans le même rapport aux choses que notre famille et donc que nous avons les mêmes aspirations politiques, de plus même en suivant une tradition nous pouvons prendre connaissance des idées des candidats et ne pas faire ce choix de vote simplement car il faut se placer dans une continuité familiale.
Pour conclure ce premier article, je dirais que le choix du candidat est régis par notre rapport à la politique et par notre accès aux informations sur les programmes et idées. Il y a donc je pense, un certain conditionnement du choix qui résulte de notre rapport aux données, cela montre donc l'importance capitale de ne pas se contenter de choisir avec comme unique support ce qu'on entend dans la rue et ce que diffuse le journal de 20 heures mais en essayant d'étudier les candidats s'offrant à nous sous les deux rapports évoqués plus haut. Il est aussi utile de mentionner que la presse qu'elle soit écrite ou non peut être orienté pour tel ou tel candidat, ainsi cela est connu de tous que Le Figaro est plus orienté à droite et Le Monde à gauche.
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